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Aurélie Filippetti Martin Malvy Gérard Miquel Antoine Gallimard


Francis Esménard Arnaud Lagardère Hervé de La Martinière


Présentation générale

Je pose le sixième roman (physiquement même : les feuilles s’éparpillent aux pieds du lit), et j'essaye de résumer Aurélie Filippetti, Martin Malvy, Gérard Miquel dans une société où "c'est l'éditeur qui fait la littérature", avec Antoine Gallimard, Arnaud Lagardère, Francis Esménard et Hervé de La Martinière parmi les grandes fortunes.
Même en acceptant de vivre sous le seuil de pauvreté, 2013 s’annonce presque intenable... Et si, malgré un travail littéraire reconnu, continu, une forte implication dans le livre numérique, l’écrivain vacille au bord du gouffre, c’est aussi une conséquence de la politique culturelle du pays : le club des grandes fortunes de France compte quelques éditeurs et madame Aurélie Filippetti n’hésite pas, du haut de sa fonction, à dénigrer la voie de l’indépendance.
Si un écrivain vraiment indépendant et sans copain à l’intérieur de ces rédactions pouvait accéder à Libération, Le Monde ou Le Nouvel Observateur, j'aurais proposé un résumé....
Quels sont les réels problèmes ? La discrimination, la ghettoïsation de tout écrivain indépendant. La France reconnait le statut d’auteur-éditeur mais l’existence de cette profession libérale semble intolérable aux « éditeurs traditionnels » et aux politiques. Tout est mis en œuvre pour notre disparition. Avec le livre en papier, il fut simple de nous bloquer l’accès aux 25 000 points de vente : quelques structures liées aux principaux groupes d’édition, contrôlent la distribution ; pour l’ebook, la reproduction de ce modèle ayant échoué (malgré l’engagement de François Fillon), cet essai obtiendra une petite visibilité mais infime par rapport aux textes publiés par « les grandes maisons parisiennes ». Alors que ces mastodontes sont irrigués d’argent public, l’auteur-éditeur subit une flagrante et intolérable distorsion de concurrence en devant vivre uniquement de ses ventes, sans médias, naturellement amis des prestigieuses écuries. Il survit.
Je terminais un sixième roman, attendu par la petite poignée de lectrices et lecteurs qui me suivent vraiment, quand l’épisode Gérard Depardieu m’accapara. L’arbre qui refuse de cacher la forêt des subventionnés !...
Au-delà du grotesque d’attaquer l’acteur quand des Hersant, Badin (Carrefour), Berda (AB Groupe), Bich (Groupe Bic), Darty, Dubrule (Groupe Accor), Ducasse (cuisinier), Mulliez (Auchan, Décathlon, Norauto, Kiabi), Peugeot et compagnies ont choisi Monaco, la Belgique ou la Suisse sûrement pour des raisons climatiques, l’arrogance des subventionnés aurait mérité un pamphlet. Mais l’heure est bien plus grave : un cri d’alarme dans le désert, un département, une région et un pays où "la gauche" dirige "la culture" en parfaite osmose avec les puissants, sourde, arrogante, imbue de ses privilèges. Pourtant nous ne sommes pas nombreux à réclamer la démission d’Aurélie Filippetti, passée de romancière prétendue de la lutte contre les exploiteurs à ministre amie des éditeurs.

Dans cette belle contrée de libertés, d’égalités et fraternités (à condition que ça ne remette pas en cause le business des installés) des notables viennent déclamer : Nous qui vivons des subventions, devons participer à la solidarité nationale, pour éviter que l’on nous accuse de puiser dans les caisses et remette en cause nos avantages... Un enjeu de société !
En claquant la porte des Torreton, Cabrel, Sardou ou Magyd, l’éternel complice de Patrick Dewaere aurait pu susciter un véritable débat sur les politiques culturelles. Le petit monde du cinéma essaye d’éteindre l’incendie. Nul ne souhaite qu’il se propage. Même les exclus des systèmes claniques se taisent, de peur de figurer dans les listes noires des insubventionnables (naturellement physiquement inutiles, tout argentier connaît les règles du système)...

Je dédie ce SOS, cette indignation, également à Milan Kundera et Pierre Desproges. 
L’auto-édition nous vient du samizdat, cette nécessité dans les pays de l’Est quand le communisme interdisait l’écriture libre. L’auto-édition représente plus que jamais en France la voie de la liberté. Malheureusement, si durant sa jeunesse Milan Kundera fut un emblème du samizdat en Tchécoslovaquie, c’est chez Gallimard qu’il publie désormais. Ce qui peut se comprendre mais je le considère comme l’un des plus aptes à rejoindre ce combat du vingt-et-unième siècle.
Ce combat pour vivre de son travail est bien un combat pour la liberté.
Un réquisitoire comme l’aurait apprécie Pierre Desproges ? Lui qui écrivait dans « vivons heureux en attendant la mort » : « Rarement, au cours de l’histoire du monde, une profession n’aura été autant controversée que celle d’éditeur. Aujourd’hui encore, on accuse les éditeurs d’exploiter les auteurs..."

Stéphane Ternoise
Fin 2012 début 2013
Extrait de quitter la France ?

- Présentation courte...

quitter la France ?


Votre réaction à cette page

-- du 19 mars 2013 à 11 : 46
par Pierre : Oui, en France il y a une discrimination, des écrivains indépendants.



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