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polémiques du salon du livre de Paris 2013


Hachette et les 100 mètres carrés


La polémique de 2010

En 2010, la polémique présentait plus de consistance ! C'était la trentième du salon et Hachette n'avait réservé que 100 mètres carrés, contre 900 les précédentes années ! Qui plus est, sans livre !
« Quand certains éditeurs remplacent leur stand par des guichets de la Sécurité sociale, ils commettent une grave erreur. Il n'y a pas plus terrible qu'un stand vide », balança Frédéric Mitterrand, alors ministre de la Culture. Pourtant, il y a bien plus terrible qu'un stand Lagardère vide, monsieur le neveu de "François 1er" : des stands remplis de livres issus de l'industrie du livre, où les écrivains indépendants ne peuvent s'installer.

Selon Le Parisien du 26 mars : "Hachette déplore le montant trop élevé du prix des emplacements et un manque d'évolution du salon, réduit à ses yeux à une « chasse à l'autographe »." Le quotidien ajoutait une citation d'Olivier Nora, patron des Editions Grasset et de Fayard, qui aurait déclaré sur France-Inter le mardi matin « Le salon s'est fossilisé. » J'ignore naturellement le sens exact conféré à cette expression par ce patron.

Lucie Soullier dans Marianne notait "Beaucoup de petites maisons d'édition ont également déserté le salon. Le motif invoqué est généralement économique. Présente au début de son existence, la petite maison d’édition In Press a ainsi rapidement pris conscience du temps, de l’énergie et de l’argent que requiert l’aventure du salon. Or « cela n’a rien apporté, ni en clients, ni en notoriété »."

Quand il ferma ses portes, furent publiés des constats intéressants d'Alain Beuve-Méry et Christine Rousseau dans le Monde :
« - Une fréquentation en baisse. De deux choses l'une, soit les organisateurs du Salon ont élargi les allées, soit la fréquentation a baissé car, excepté samedi après-midi, on circulait plus aisément que les années précédentes au pavillon 1 de la porte de Versailles. Mercredi 31 mars, ils ont reconnu un élargissement... et une baisse de 8 % par rapport à 2009, soit un total d'environ 190 000 entrées, dont un cinquième payantes.

- En moyenne, les éditeurs ont vu leurs ventes baisser de 10 % par rapport à l'an passé. Ce chiffre cache de fortes disparités entre éditeurs, mais le groupe Media Participations a avoué un recul de 3 % de ses ventes, Gallimard de 8 %, et Hervé de La Martinière un net fléchissement du livre illustré et de la littérature. La baisse du pouvoir d'achat des visiteurs se traduit par un plébiscite pour le livre de poche.
- "Pour ou contre le numérique. Le public attend l'iPad d'Apple, et les libraires ont protesté contre Izneo, la plateforme de BD en ligne lancée par Dargaud et Casterman, qui les court-circuite. Un journal des réfractaires à l'ordre numérique a aussi circulé dans les travées du Salon, tandis que 1 000 auteurs de BD ont signé une pétition pour se faire entendre. »

Ils signalaient également, ce qui fut sans doute l'information la plus importante pour les écrivains, qu'un pin's vert fut la grande vedette de ce salon : "Je cherche un éditeur, mais je ne couche pas". Etonnant non ? Nous aurions aimé un développement des motivations d'un tel succès ! Des pratiques peu littéraires séviraient-elles dans le milieu pourtant irréprochable de l'édition ? Une enquête pour nos vaillants journalistes de la Dépêche du midi (je pense aux fins limiers de l'affaire Dominique Baudis).

Quant au coût des stands : pour les adhérents au SNE, 213 euros au m² contre 209 l'année précédente. Il s'agissait de la première augmentation en cinq ans.

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